mercredi 4 juin 2014

Saripiqui - Tortuguero, abandon de la voiture... Arrivée au paradis.


Il est tôt, imaginez tôt, et bien encore plus que ça. Je devais me lever vers 5h45, récupérer les fruits que la cuisinière a préparé pour moi et vite partir pour être à 7h30 derrière la station service Rio Blanco de Guapiles... il est 4h50, le jour se lève et le singe hurleur du bosquet voisin hurle à plein poumons. Grrr... Je dirais bien quelques gros mots, là ! Bon, le truc cool, c'est que je ne serai pas en retard. Au final, il n'y a que 40 km et j'arrive à 6h10... J'ai un peu d'avance, le temps d'écrire 3 lignes et demi...

Il est 17h bientôt, 1h du matin en France. Je suis dans un hamac, dans un courant d'air. Il fait chaud et nuageux. Parfois il pleut 3 gouttes.
L'image d'Épinal parfaite des vacances sous les tropiques.
J'ai rencontré Steven, mon guide pour les 3 prochains jours, mais aussi 2 femmes 
japonaises, qui parlent l'espagnol mieux que moi ! Elles constituent le reste du groupe. Le veritable luxe : nous sommes 3. Et demain, elles s'en vont, je suis seule, avec mon guide personnel, c'est pas la classe internationale, ça ? Dans 2h30 nous seront à l'hôtel, au centre de la réserve naturelle de Tortuguero, en bus par le route de pierres puis en bateau. Le voyage est fructueux en rencontres de tous poils, plumes et écailles.
Cet après midi, nous sommes allés visiter le village, qui n'offre que peu d'intérêts mais ce qui est intéressant ce sont les renseignements qu'apporte Steven sur la vie au Costa Rica. Il y a le systeme médical, où en cas d'urgence les étrangers sont pris en charge gratuitement, et l'histoire de la réserve biologique, créée en 1975, parce que tous les pêcheurs environnants venaient massacrer les tortues pour s'en nourrir ou vendre la chaire. Tous les enfants sont scolarisés sans exception, jusqu'au secondaire, c'est obligatoire, 98 % de la population est alphabétisée.

Je suis dans mon hamac, il y a un gros iguane qui monte à un arbre, un bosquet entier d'arbres qui marchent, un petit lézard part en courant sur ces pattes arrières, les reinettes croassent de concert avec une cigale, les oiseaux passent en vols rasants pour gober les insectes et le bruit des vagues de la mer Caraïbe me berce...

Arenal - Sarapiqui

Il est bientôt le soir déjà, la journée est passée à toute allure. Je me suis préparée rapidement après avoir encore déjeuner au milieu de la guerre des oiseaux pour le fruit du matin, je m'en vais à la banque et au primeur pour faire 2 courses, je branche mon gps, je débranche et rebranche mon gps, voila qu'il ne fonctionne plus. Bon !... Je retrourne à l'hôtel,  demande où se trouve le plus proche des bureaux du loueur et hop ! J'y suis en 2 minutes. Le temps de résoudre ce problème et me voilà sur le route asphaltée pour 2h30, que je crois ! C'est sans compter la renovation de la route qui me fait faire 5km de piste de pierres... Grrr... Je suis au beau milieu de la campagne, dans des petites montagnettes jolies, et comme il n'y a qu'une route, il y a foule !
Je traverse bientôt les communes de San Miguel et La Virgen (Saint Michel et La Vierge), si avec ça je ne suis pas bénie entre tous les voyageurs, après ça !...
Il est 13h. Je suis arrivée à l'hôtel,  je demande ce qu'il est possible de faire cet après midi, et on me propose un tour sur l'eau pour voir les animaux, tranquille...
Quel bon choix ! Il fait si chaud, que le petit courant d'air sur le Rio Saripiqui est vraiment bienvenu... Crocodiles, caimans et ignanes me regardent d'un oeil torve mais morne, je suis hors de portée. Madame cormoran fait sécher ses ailes avec grâce, tant que je crois que c'est pour me saluer, et les singes capucins se reposent à l'ombre de grandes feuilles à la cime d'un arbre. Je passe le reste de l'après midi à essayer de zipper des images sans succès... Nous sommes nombreux dans cet hotel, nous sommes 6... Il fait très chaud et le croissant de lune me sourit...

lundi 2 juin 2014

Arenal, ponts suspendus et chute




Tranquille... Je suis seule dans l'Oasis Arenal Ecolodge, on est hors
saison... Je dejeune au milieu d'une guerre des oiseaux, pour le fruit qu'a
posé la serveuse à leur intention sur un petit promontoire. Je pars vers
les ponts suspendus qui m'ont été fortement recommandés par Johann, celui
de mes collègues qui a fait ce voyage il y a un mois. Quelle splendeur ! Au
delà de l'exploit de la construction de ces 15 ou 16 ponts, pour certains
spuspendus, c'est une merveilleuse façon de visiter la jungle. L'après
midi, je suis allée visiter le parc national de la chute d'eau de l'Arenal,
merveilleux endroit qui m'a rempli de force et de tranquilité.
j'y ai vu plein d'animaux connus et inconnus, écureuil aux minuscules
oreilles, un cousin du raton laveur, le coati, une sorte de ragondin
marron, le guatusa, un petit pinson vert qui me regarda avec cusiosité, un
perroquet bleu qui adore être pris en photo ! C'est la saison verte, je rentre sous l'orage par la route de pierres, heureusement, il n'y en a que pour 2 km...

C'est la fin du jour, je vais aller manger en me faisant manger par les
moustiques... ;)





dimanche 1 juin 2014

Rio Celeste - Arenal, tranquillement...

J'ai un peu de mal à partir, car j'ai été très bien reçue par Stephane et sa famille, malgré plusieurs difficultés logistiques. Me voilà sur la route asphaltée enfin, apres 3 jours de piste de pierres, je suis contente. Je fais le plein de 40 litres pour 50 dollars et je m'engage sur les 70 km qui me restent, sûrement facile... mais non.
Mon GPS me fait passer par la montagne...  Quel spectacle merveilleux, une fois de plus, comme 2 jours auparavant, la montagne est verte et belle. Je suis seule, au milieu de la montagne, au Costa Rica, et je suis bien. Tous les gens que je croise me saluent, en pick-up, en moto, à cheval, ou juste à pied...
Et voila ! Apres 15 km je retrouve l'asphalte et comme la dernière fois, avec un peu de regret... J'arrive a l'hôtel vers 12h, je pensais me renseigner et faire une première visite cet après midi, mais en fait je change d'avis. Dans cet hôtel,  il y a de la végétation et des animaux autant que dans un parc. Il y a une ferme à papillons en face de mon bungalow,  je suis dans le restaurant, face à la forêt, entourée du chant des oiseaux, et en venant, j'ai croisé 3 juvéniles d'armadillos à 9 bandes, ici, on les appelle "cuzucos".
Je vais rester là plutôt, on est bien. J'irai voir les ponts suspendus demain...

Rio Celeste, sur le volcan Tenorio, petite aventure...

Il est 5h, je ne dors pas, le jour se lève. Il y a un raffut d'oiseaux et
d'insectes, le coq chante.
En total accord avec le conception de Stephane et Natacha, aucun de mes
téléphones ne fonctionnent, la vie naturelle tant que possible, loin du
monde et de son tumulte. Nous déjeunons de fruits, car il n'y a pas
d'électricité ce matin, c'est le Costa Rica, pura vida !
Il y a un parc national non loin, le parc du volcan Tenorio,  et Ania, une
petite fille très dégourdie, du haut de ses 7 ans, veut bien me servir de
guide. Je n'avais pas idée que le chemin jusqu'au parc prendrait tant de
temps, et de suées... J'ai dû utiliser la voiture en 4x4 et en 1ère pour
monter et descendre dans la piste de pierres... Mais bon, j'étais plutôt
tranquille, parce que Ania, qui m'explique le chemin, n'a pas l'air d'être
inquiète... Alors... Pura Vida !
Nous avons marché 2 heures aller et retour, vu la forêt humide, la volcan
depuis le mirador, le lagon turquoise et les bouillonnements d'ammoniac...
Piuuu, ça puir !
Nous sommes rentrées vers14h apres avoir mangé dans un soda, un repas trop
copieux pour Ania comme pour moi, mais très bon et probablement typique.
Il est 16 h à présent, je me repose, il pleut, beaucoup... Demain je dois
prendre de l'essence, en allant vers Arenal...

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Jour d'étape : Monteverde - Bijagua arrivée chez Stephane


J'ai pris mon petit dejeuner devant les colibris qui butinent. Je prépare
cette étape depuis 2 jours, un peu inquiète maintenant que je connais
l'état de la route. Stéphane m'a écrit la veille pour me dire que il y a
une route beaucoup plus jolie, mais elle n'est pas sur les carte, j'avais
interieurement décidé de ne pas sortir des sentiers battus,  enfin si on
peut dire ca... En verité, c'est part là que mon GPS m'a mené... Très
belle route inconnue même de google, un piste de pierres au milieu des
montagnes, très difficile à conduire, nécessitant une vigilance de tous les
instants, mais verte et magifique, j'ai eu comme une regret de devoir
quitter cette route et retrourner à la civilisation... Il pleut à verses
pour l'instant, je dois m'arrêter sur le bord de la route, je n'y vois
rien, et ça se lève juste quand j'arrive à la Finca La Cabana (propriété La
Cabane). J'attends devant la porte. C'est la première fois que je vois une
porte fermée. Je klaxonne. Abel, une personne qui travaille là, vient
m'ouvrir. Je vais dans le fond de la propriété. Il y a 4 bâtiments. La
maison, le lodge, la buanderie à l'entrée et une batiment où dorment les
personnes qui travaillent ici... On est bien ici, comme au bout du monde, il y a
de bonnes énergies malgré probablement encore beaucoup de travail, c'est
dejà tout à fait agréable. Il y a des arbres fruitiers, une cuisine
extérieure, le lodge est fait pour recevoir une famille de 4 personnes, sans
 d'accès à internet, nous sommes au milieu de la jungle, sur
une hauteur qui permet de voir le lac Nicaragua. Nous décidons d'aller nous
promener à la cascade 100 m plus bas. Nous nous préparons Ania et moi,
sachant qu'il va sûrement pleuvoir, et en prenant aussi les affaires pour
se baigner.
Quelle douche ! Je suis dans la jungle et il pleut à seaux. Mais je suis
bien. Il fait chaud. L'endroit semble paisible, aucun animal en vue. Les 4
chiens nous accompagnent... Au retour, je me rends compte que je n'ai pas
pris la précaution de mettre les téléphones dans des sacs plastiques, tout
est mouillé,  pas de photos mon téléphone est HS. J'ai tout mis dans un sac
de riz, nous verrons demain si ça fonctionne. Le temps de se changer, nous
partons en ville pour faire les courses. C'est vendredi,  les gens font la
queue devant le distributeur, ils viennent de toucher leur paye.

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vendredi 30 mai 2014

Monteverde, incontournable.

Ce lieu recèle de choses à faire, alors il a fallu choisir... J'ai trouvé
le moyen de faire 3 excursions.
La première, sur le theme d de la torrefaction du café, la préparation du
chocolat et l'extraction du sucre de canne, m'a permis de ramener quelques
souvenirs, dont du sucre que j'ai touillé moi même.
La seconde, une promenade en tyrolienne dans les arbres, m'a permis de voir
les paysages fantastique, la forêt vu du dessus, mais m'a forcé à aller au
delà de moi même. Je l'ai partagé avec un couple de hollandais et un autre
d'irlandais (l'anglais revient moins bien que l'espagnol :) ), et le
comptable de l'ExtremoCenter, qui comme moi n'était pas très à l'aise avec
l'idée de se jeter dans le vide...
Le dernière était fantastique : une visite de nuit de la forêt, avec un
guide qui nous a parlé en espagnol (visite privée, nous n'étions que 2 à
préférer l'espagnol) pour voir des animaux nocturnes. J'ai vu une martre
arboricole en voix de disparition, une porquépic arboricole (comment
s'écrit ce truc ?...), un paresseux blanc, 3 tarentules (brrr... Ça va
qu'elles ont plus peur que moi et retournent dans les terriers), 3 phasmes,
des serpents, une reinette locale et mon premier opposum, minusule cousin
arboricale du kangourou, il ressemble plus a un rat, mais il est bien
marsupial. Plein les yeux, plein la tête mais des photos toutes pourries...
Fffff... Chui fatiguée... demain, j'ai 3 heures de route, et après, je me
repose à Rio Celeste, près du volcan Tenorio, chez Sephane et sa famille,
un français avec qui j'ai sympathisé avant le voyage car il s'est expatrié
il y a déjà 10 ans, et ça, c'est une belle aventure...

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jeudi 29 mai 2014

J'ai visité la jungle en basquettes !

C'est le matin, je visite rapidement le parc Manuel Antonio, autrement dit
sans prendre le temps de me baigner. Une heure et demi aurai suffit, alors
je l'ai fait en 3 heures... ^^ J'ai vu plein d'animaux qui nous regardent
avec détachement. Singes capucins, singes hurleurs, ratons laveurs,
lezards, iguanes, et un bete inconnue, comme un petit ragondin, des crabes
de terre rouge et jaune, des paresseux, et des bernards lermites à
profusion. Piuuuu ! Il y a un de ces boucans dance la jungle ! Ça cri, ça
siffle, ça gratouille, ça cavale, alors que les humains chuchotent entre
eux, comme pour ne pas déranger... il fait vraiment très chaud vers 11h,
heureusement, nous sommes sous les arbres, une coco fraiche me fera du bien...
Le temps d'une douche et d'acheter un sandwich et un smoothie
mangue-ananas-framboise et me voila partie pour Monteverde : "l'Elvérdéado"
du tourisme vert, la promesse de descente en tirolienne dans la canopée, de
visite de torréfacteur de cafe et de cacao et la visite du parc de nuit m'y
attendent.
Didier, l'organisateur de mon voyage, m'a rassuré hier : "bon, les 35
derniers km sont en mauvais état, mais bizarrement en haut c'est une ville
très bien équipée !" Je ne comprenais pas encore...
Le Monteverde, il se merite ! J'ai 190 km à faire. Je quitte la
transamericaine pour une route secondaire assez mal rafistolée, genre
vielle departementale oubliée par la DDE, s'en suit une jolie
départementale toute neuve, mais qui monte et descent comme les montagnes
russes à la fête foraine et enfin, 28 km avant l'hôtel,  de la piste de
pierres et de sable tassés, du stuff raviné par endroit. Alors là ! Moi je
dis, merci de m'avoir choisi un petit 4x4, Didier !
A mi parcours, un petit embouteillage comme à la porte de Bercy un jour de
semaine et me voila dans la ville. Je demande mon chemin, et je rencontre
René, suisse par sa nationalité et francophone de son état, il est en train
d'ouvrir un lodge. Le temps de faire un brin de causette, je me perds
encore un peu, redemande mon chemin et me voilà arrivée. C'est la basse
saison,  je suis seule dans l'hôtel ! Je suis accueillie par un gentil gran-père, el abuelo s'appelle Ramón et il me bichonne. Il est cubain et il a quitté sa terre natale
il y a 23 ans dans des circonstances... Illégales. Aujourd'hui,  lui et
toute sa famille sont americaines, mais il préfère vivre au Costa Rica.
Piuuuu ! Les cubains ne prononcent pas les "s", deja que j'ai un peu du mal
à suivre le costaricien avec mes vieux souvenirs d'espagnol castillan,
alors le cubain... Bon allé, demain la journee va être super, au lit !...

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Mesaventures relatives...

Le premier jour, je suis plutôt contente parce que je trouve les gens
avenants, voir serviables naturellement, on roule à droite, les panneaux,
quand il y en a, sont avec le même code couleur qu'en Europe, et la
conduite de facile, les costaricenses roulent plutôt tranquillement. Par
contre, après cela, les soucis sont apparus en escadrille...
Pour commencer, après la mésaventure du dragibus bleu à 36 heures du
départ, le premier jour, mon compte Google est verrouillé pour cause de
lieu de connexion inhabituel, une heure plus tard, je retrouve mes accès,
bieeeen...
Plus tard, arrivée à Jaco, environ la moitié du parcours du 2e jour, je
passe au distributeur automatique, car je n'ai que 100 $ en poche. Et là :
"votre carte est refusée, pour des raisons de securité, votre banque à
interdit son usage hors de France, contactez votre banque" (Et c'était pas
en français dans le texte !). Voila voila voila !
Et là, j'ai envie de dire : "Digicode ? Tu me reconnais ? Mais enfin,
diiiiiiigiiiiicoooode, ouvre la po-porte ! C'est mouaaaaa !..." (Marc
Jolivet). :/
Après quelques renseignements, quelques discussions, je téléphone, en
suivant les instructions de Bouygues pour les appels de l'étranger avec
l'application android World and You dont j'ai pris l'option 1 mois avant,
et là "votre option word and you n'est pas activée, veuillez contacter le
callcenter bouygues telecom". Ah oui ? Et comment ?
"Digicode ? C'est mouaaaaa !"... :/
Des français résidents ici, rencontrés par hasard dans l'hôtel de playa
ballena, me suggèrent l'usage de skype.
Ce matin là, je ne sais si ce n'ai le stress ou autre chose, genre
pouasse, impossible de régler l'adresse de l'hôtel de Manuel Antonio, je
vais donc devoir m'en passé... Mais voila, il n'y a presque pas de panneaux
au Costa Rica. Les gens indiquent de chemin avec des repères visuels, il
n'y a pas de numéro aux rues, et parfois, les rues n'ont pas de nom ! Bref,
je me suis perdue dans Quepos, 2 fois, ou 3, je ne sais plus, et tout ça
sous une pluie battante de tous les diables. "Hola. Donde es Manuel
Antonio, por favor ?". Et bien sur, mes vetements de pluie sont au fond de
la valise, pas du tou à porter de main !...
Plus tard, une fois arrivée, installée et lavé, j'ai tenté d'acheter des
crédits skype, seulement voilà ! Pour cela il faut une carte de credit,
pour laquelle, la securité réglementaire nouvelle impose la saisie du code
de securité reçu par sms, que je ne peux pas recevoir, parce que le village
de Manuel Antonio est derrière une montagne, il n'y a pas de signal !
"Diiiiiiigiiiiicoooode ?" '\Ô.Ô/'
Après 2 jours et demi, 4 mails à mon chargé de clientèle BNP, copie mon
ancien chargé de clientèle, un appel de ma mère, alors que ma compagnie de
voyage était prête à appeler mon banquier, il a bien voulu daigner
débloquer ma carte et, alors que je ne lui ai rien demander de plus, a
augmenté mon plafond de retrait.
Bon ! C'est bon là ! J'ai eu ma dose de malchances pour une année entière
en l'espace de 3 jours. Où donc ai-je mis mon usine à chance personnelle,
moi ? Ah, ca y est ! Elle est là. Aaaahh... Ca va bien se passer à présent. :)



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mercredi 28 mai 2014

Aujourd'hui, je realise un rêve...

Je suis en avance au petit dejeuner. La taulière m'ignore effontement. Je ressoud quelques problèmes logistiques et file au rendez-vous de ce matin.
Aujourd'hui, je realise un rêve :Je vais rencontrer des dauphins en liberté. 4h de sortie en mer du Pacifique. Aujourd'hui, tout ce qui m'arrive m'arrive pour la premiere fois aujourd'hui. Une fois dans le bateau, le guide nous dit "bienvenue dans mon bureau !".
Non contents de voir des dauphins, alors que ce n'est pas du tout la saison, nous avons aussi vu une baleine et une tortue marine... je suis comblée.






mardi 27 mai 2014

Premier jour sur les chapeaux de roues...


Après une nuit courte je m'inquiète de savoir s'il faut que j'aille
chercher la voiture ou si quelqu'un me l'amène et quand j'aurai mon
téléphone local... Bref, j'angoisse à fond. Mon premier petit déjeuner est
juste extraordinaire, dans un cadre paradisiaque. Un furtif écureuil
regarde de loin dans mon assiette et un colibri butine. A 8h, tout se
resoud, la voiture, le gps, le téléphone, les explications. Pura vida. Me
voila partie sur les routes, 250 ou 300 km m'attendent. Conduite facile,
j'ai la voiture bien en main et la route est de très bonne qualité pour
l'instant. Mon objectif du jour est de retirer des colones (la monnaie
locale) au distributeur automatique et faire quelques courses dans un
supermarché. Ma carte est rejetée. Je suis à Jaco, le paradis des surfeurs,
et les 3 gab refusent ma carte. Je rentre dans la banque et j'explique mon
problème, tout en espagnol, je montre à la personne qui m'accompagne au
distributeur le message,  et elle me dit que comme ma banque lutte contre
la fraude et la vol de carte bancaire, elle a surement interdit l'usage de
ma carte sans autorisation préalable. Merveilleux. J'ai une carte visa
internationale qui ne fonctionne pas à l'étranger et un compte google qui
se verrouille si je ne lui dit pas où je suis.Ca n'est pas fait pour
encourager les voyages...Je change une partie de mes dollars, et je
continue ma route. Il est 15h, j'ai trouvé un supermarché, acheté mes 3
bricoles et seulement l'essentiel, et je trouve l'entrée du parc Uvita.
Mais comme il est tard (le soleil se couche à 18h), investir les 6 dollars
de l'entrée eut été idiot dans ces circonstances.Encore 15 km, il sont
longs ces derniers km, et le gps est parfaitement indispensable, j'arrive à
l'hôtel. Derrek est mon hôte et réceptionniste. Je discute de plus en plus
aisément à présent. Ma chambre un sorte de paradis, bungalow de style
tropical face à la forêt, au milieu des arbres fruitiers et dans un vacarme
énorme de cigales et d'oiseaux. Il parait qu'un cerf est passé par là
récemment. Il y a un minusule géco dans ma douche, je le terrorise,  un
iguane à côté de la piscine, il a compris que je ne veux que l'observer, un
autre,  plus petit, est parti en courant sur ses pattes arrières à ma vue,
une petite chauve-souris est venue mourir devant ma porte. Et il y a aussi
l'arbre qui marche. C'est lui qu m'a attirer ici. Debut janvier, je voulais
aller en Nouvelle Zélande,  et j'ai trouvé un article sur l'arbre qui
marche. Il a de grandes racines comme des échasses,  et si son
ensoleillement ne lui convient plus, il se déplace en faisant des racines
dans la direction qui l'intéresse et abandonne celle dernière lui, et ce
jusqu'à 2 m par an. Une exception comportementale de la nature où les
végétaux sont senses végéter et les animaux s'animer, celui ci est un
végétal qui est animé par autre chose que le vent ou le jardinier. Les
végétaux auraient alors le conscience du bien et du mal être ?J'ai fini par
manger a l'hôtel pour assez cher, un plat typique et un jus de papaye
fatastique.Le jour se lève dans 15 minutes,  vers 5h, les cigales se
reveillent et recommencent leur rafut, un animal autre fait un bruit
étrange et gutural. J'imagine un cervidé mais ça pourrait aussi bien être
un primate, qui sait...   

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lundi 26 mai 2014

Il est 3h50, je n'ai plus sommeil

Pour comprendre pourquoi, il faut regarder la mappemonde horaire. Mon corps
est réglé sur l'heure de France.
Je regarde la télé en espagnol. j'entends des chants d'oiseaux inconnus au
loin, étrange, vu qu'il fait nuit.

Une bonne journée m'attend. Dejeuner vers 7h, parce qu'on me livre ma
voiture de location vers 8h et hop ! Je file vers le sud en faisant une
halte dans un supermarché pour les nécessités du voyage. Je dois prendre
contact avec la voiture, la façon de conduire des ticos et demain matin je
pars tôt en excursion voir les dauphins. J'ai prevu de flâner en m'étonnant
de tout et je prendrai le temps de visiter la côte Pacifique en revenant,
dans 3 jours.

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dimanche 25 mai 2014

On arrive bientôt...

Je suis dans l'avion depuis 10h, dans quelques minutes nous allons entamés notre descente. J'ai sympathisé avec mes 2 compagnons alsaciens, nous avons découvert ensemble le relief de Haïti, c'est si beau vu d'en haut...
J'ai vu deux films en espagnol, dont j'ai compris les grandes lignes, je suis très fière de moi, je ne trouve pas toujours les mots adéquats immédiatement, mais j'arrive à me faire comprendre,  et c'est l'essentiel.
Bon allé ! Faut que je coupe, on descent, la suite dans le prochain article... Piuuuu !... Qu'elle est longue cette journée ! Enfin, on arrive bientôt.

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Bueno viaje (bon voyage)

Il en bientot 12h, à l'heure de Madrid, je suis partie tôt de chez moi ce matin, j'ai pris le 2e RER à 5h39. Aucun probleme de place ni de perturbation dû à la foule à cette heure là, un dimanche !... On decolle... Chao Madriz !... Comme dit précédemment, les gens sont pressés de déposer leurs bagages, pressés d'embarquer, pas moi. A tel point pas pressée, que j'ai cru louper ma correspondance ! N'ayant rien mangé ce matin, j'ai pris le temps de dejeuner de "fesas de Espagna y de un café solo", fraises d'espagne et un café seul (forts chers d'ailleurs), sous-entendu sans lait. Ici un café est servi par defaut avec du lait. Il est exactement "embarquement moins 5 minutes" quand je me rends compte que mon embarquadaire est dans l'autre aerogare ! Le panneau dit 24 minutes ! Tel un petit lapin blanc très très en retard, je file comme le vent, en faisant une petite prière à l'Univers pour arriver à temps et je crois bien arriver la dernière : "ultima llamada !! Last call !!"... Mais non. Un avion entier était plus en retard que moi, alors ça va. Je m'installe. Bonne nouvelle, je suis sans voisin, confortable pour un voyage de 10h30. Quelqu'un éternue, et j'entends derrière moi "tsountaït !" (A vos souhaits ! En alsacien). Je le crois pas ! Mes voisins de siège sont alsaciens ! En fait, la moitié de l'avion est français...
Avec le décollage, que j'aimerais pouvoir piloter moi-même, mon moment préféré du vol, c'est quand l'avion émerge de la cime des nuages, parce que si le paradis existe, il parait qu'il ressemble à ça...
C'est l'heure du repas, apéro au vin rouge de Valladolid (sud de l'Espagne), je n'aurais plus ce luxe pendant les 20 jours qui viennent, le vin est un produit importé et très cher au Costa Rica, "muy fuerte", il arrache, un bon 14° ! Finalement, c'est pas mal que ce soit pas moi qui pilote...

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